Les maladies des arbres mentionnées sont,
jusqu’à présent, celle que j’ai le plus rencontré dans la région du Lac
St-Jean.
Il en existe par contre plusieurs autres que je
ne parle pas encore.
Elles sont en ordre de priorité à devoir
éliminer.
|
Maladie hollandaise de l’orme
Symptômes |
|
Descente de cime
Défoliation précoce
Flétrissement
Nanisme
Strie brune |
|
Description |
|
Les premiers symptômes de l'infection deviennent
apparents vers le début de l'été, le champignon causant le flétrissement et
l'enroulement des feuilles, qui se dessèchent et brunissent par la suite.
Lorsque l'infection a lieu plus tard dans l'été, les feuilles jaunissent et
se flétrissent ensuite. La perte prématurée des feuilles infectées est
courante. Les arbres infectés plus tard dans la saison produisent, au
printemps suivant, des feuilles plus petites dans toute la cime ou une partie
de celle-ci, et on observe parfois de petites branches mortes. Une coupe
transversale d'une branche infectée révèle souvent une coloration vasculaire
brune en forme de cerne plein ou de série de points. On peut voir des stries
brunes lorsqu'on enlève l'écorce pour exposer le bois. Les galeries des
scolytes de l'écorce peuvent également être observées. |
|
|
Cycle biologique |
|
La maladie hollandaise de l'orme est transmise
aux ormes sains lors de l’alimentation d’insectes vecteurs appartenant au
groupe des scolytes : le scolyte de l'orme,
qui est indigène, et le petit scolyte européen de l'orme, qui, comme
son nom l'indique, nous vient d'Europe. Le premier colonise principalement
les trois ou quatre premiers mètres du tronc des grands arbres tandis que le
scolyte européen s'intéresse à toutes les branches. Jusqu'à dernièrement, le
scolyte indigène était le plus courant. Malheureusement, depuis son
introduction, il y a une dizaine d'années, le scolyte européen s'adapte à
notre climat et continue à se répandre. Ce second insecte est beaucoup plus
envahissant et destructeur que l'autre. Il ne lui faut qu'une à deux années
pour tuer un orme. |
|
Stratégie d'intervention |
|
En raison du mode de propagation complexe de la
maladie, il importe de respecter les quatre conditions suivantes pour
s’assurer que l’ensemble des interventions soit efficace:
1. Le traitement doit couvrir un vaste territoire, par exemple,
celui d’une municipalité.
2. Tous les ormes présents sur le territoire visé doivent être
inclus dans le programme de lutte.
3. Il faut
utiliser simultanément plusieurs moyens de lutte pour éliminer à la fois le
champignon et les scolytes tels que :
- l’abattage des arbres morts ou gravement atteints comprenant
l’élimination de tout résidu de bois ou d’écorce ainsi que de la
souche;
- l’élagage chirurgical des parties affectées d’un arbre
nouvellement atteint (symptôme visible sur moins de 5 à 10 % de la
cime); le traitement est inutile si toutes les parties atteintes ne
sont pas enlevées entièrement, puis détruites;
4. On doit maintenir le programme de lutte pendant une période
suffisamment longue. Idéalement, pour être efficace, le programme doit être
permanent. |
Agrile
du bouleau
Symptômes
Cime clairsemée
Décoloration du feuillage
Description
Les premières attaques débutent généralement vers la partie supérieure de la
cime de l’arbre sur les branches mesurant environ 20 mm de diamètre. Les
branches se dessèchent juste au-dessus de la partie affectée et meurent l’année
suivant la détection des premiers symptômes. D’une année à l’autre, les
attaques se dirigent vers le tronc, provoquant ainsi la mort de l’arbre. En général,
l’insecte s’attaque aux arbres affaiblis ou endommagés et de préférence très
exposés. Il préfère donc les arbres en milieu urbain, ceux des peuplements clairsemés
ou sur les parterres de coupe.
Agrile du Frêne
L’agrile
du frêne n’est pas le même insecte que l’agrile du bouleau mais les symptômes
sur les arbres sont semblables.
Polypore géminé
|
Signes |
|
Sporophores |
|
Description |
|
Le sporophore du polypore géminé se développe
dans les arbres vivants. Cause une carie blanche du pied et du tronc
et c’est un agent de carie de cœur dans les érablières. On trouve les basidiomes
le long d’une fente radiale externe, dans une blessure ou sur un chancre,
entre autres le chancre eutypelléen.
Le basidiome est sessile, réfléchi ou étalé-réfléchi. Le chapeau est
simple ou souvent formé de plusieurs chapeaux imbriqués et fusionnés. Le
chapeau est blanc crème devenant grisâtre avec l’âge. Sa chair est blanche,
molle, fibreuse, spongieuse et souvent gorgée d’eau. L’hyménophore est formé
de pores ronds à anguleux, blanchâtre, crème puis ochracé. Chez le vieux
spécimen et en coupe, les tubes sont stratifiés.
La surface du chapeau est souvent recouverte par des mousses et des algues. |
|
Cycle biologique |
|
Les jeunes sporophores se développent en juillet
tandis qu’une nouvelle couche de pores tapisse l’hyménophore des vieux
spécimens. Ses hyphes envahissent les tissus de l’hôte par les blessures, les
chicots de branches, les fentes et les chancres. |
|
Commentaires |
|
Ce polypore n’est pas associé principalement au
peuplier, mais plutôt aux érables. On le trouve occasionnellement sur le
bouleau, le caryer, le hêtre, le marronnier, l’ostryer, le peuplier et le
pommier, mais rarement chez le frêne et le tilleul. |
Polypore oblique
|
Symptômes |
|
Carie
Chancre |
|
Description |
|
Le champignon se présente en premier lieu sous
une forme stérile sur les arbres vivants. Cet agent pathogène produit, après
s’être établi dans les tissus de l’hôte, une masse noirâtre, rugueuse et
craquelée. Le contexte (chair) de cette structure fongique est brun-jaunâtre.
Elle se développe année après année aussi longtemps que l’arbre vivra. |
Ganoderme plat
|
Description |
|
Le sporophore est relativement plat et
semi-circulaire. Le chapeau est bosselé et sillonné de zones concentriques.
Il est couvert d’une croûte dure et mince, de couleur blanchâtre au début,
puis brun rouille en raison du dépôt des spores. Lorsque les spores sont
délavées, le chapeau devient gris brunâtre. La marge est blanche au début,
puis elle devient jaunâtre. Les pores sont blancs et deviennent crème avec
l’âge et brunissent au froissement.
Cause une carie blanche madrée qui attaque toutes les composantes du bois. Au
début, le bois prend une teinte jaunâtre, mais au stade avancé, il est
blanchâtre, léger et a une texture spongieuse. Chez le peuplier, cet agent de
pourriture peut provoquer une carie de pied. |
Nodule Noir
|
Symptômes |
|
Chancre
Galle / tuméfaction |
|
Description |
|
Cette maladie est commune dans toute l'aire de
distribution des cerisiers au Canada. Le nom nodule noir décrit
l'excroissance ou la tumeur chancreuse noire ou de couleur charbon, rugueuse
et fusiforme, qui apparaît généralement sur un côté de la branche infectée,
mais qui va l’encercler dans la majorité des cas. Le diamètre des nodules
varie de 4 mm à 4 cm, et la longueur atteint de 8 mm à
20 cm. Le premier signe de la maladie est un léger renflement de la
branche infectée. À mesure que ce renflement s'accroît, l'écorce se rompt, ce
qui donne lieu à la formation d'un nodule brun pâle à vert olive, qui finit
par virer au noir. Les portions du rameau ou de la branche au-dessus du
nodule meurent. Il peut donc causer une mortalité considérable de branches de
toutes grosseurs. Toutes ces infections provoquent un rabougrissement marqué.
En vieillissant, les nodules deviennent criblés de galeries creusées par des
insectes. Le champignon pathogène forme aussi des chancres au tronc. À
l'occasion, de grandes quantités de gomme sont produites par l'hôte dans la
zone chancrée sur le tronc ou sur de grosses branches, lorsque le temps est
humide.
Le nodule noir rend les arbres d'ornement disgracieux. Il réduit aussi la
production de fruits. les tumeurs sur le tronc font mourir les arbres de
petite taille, et les chancres au tronc servent de points d'entrée aux
champignons de carie. |
Tavelure du pommier
|
Symptômes |
|
Défoliation précoce
Tache |
|
Description |
|
Le champignon de la tavelure du pommier attaque
les feuilles, les fleurs, les fruits et les pousses tendres de ses hôtes,
mais ne pénètre que sous la cuticule. Il est avantagé par des temps frais et
pluvieux. Les jeunes feuilles et fruits sont particulièrement sensibles à la
maladie. Les tissus matures le sont moins. Sur les feuilles, le champignon
entraîne l'apparition de petites taches circulaires vert olive et d’aspect
velouté. À un stade plus avancé, les lésions deviennent noires et légèrement
soulevées. Sur le fruit, l'infection cause des taches dont la couleur varie de
presque noir à brun ou gris, et des déformations sont courantes. Une
infection grave peut faire fendre les fruits, ce qui entraîne une baisse du
rendement et de la qualité de la récolte. Une infection grave peut également
occasionner la chute prématurée des fruits, une défoliation importante et la
mortalité des jeunes rameaux. Trois années d'une défoliation grave des
pommetiers à fleurs entraînent un dépérissement important des rameaux; une
seule année de défoliation réduit la quantité de feuillage qui sera produit
l'année suivante. |
|
Anthracnose
Symptômes |
|
Chancre
Tache |
|
Description |
|
Le champignon, cause des lésions nécrotiques sur
les feuilles du frêne. La forme de ces lésions est irrégulière, contrairement
à de nombreuses maladies foliaires où la tache est plus ou moins ronde. La
taille de ces zones varie, la foliole entière, y compris les nervures, étant
parfois tuée. Les dommages peuvent même s'étendre le long du pétiole
jusqu'aux jeunes rameaux (présence de chancres) ou encore apparaître sur les
fleurs et sur les fruits. Les arbres touchés ne sont habituellement pas tués,
mais peuvent êtres affaiblis et deviennent ainsi plus vulnérables aux
dommages causés par d'autres agents. Souvent, les feuilles infectées tombent
prématurément. |
|
Blanc
Symptômes |
|
Défoliation précoce
Nécrose |
|
Description |
|
Cette maladie, aussi appelée oïdium, peut être
très fréquente certaines années sur les feuilles d'arbres sensibles; mais
elle cause généralement peu de problèmes, car le champignon s'attaque
uniquement à la couche superficielle de la feuille. On observe sur ces
feuilles une couche blanche de mycélium, d'où son nom « blanc des
feuilles ». Ce mycélium a l'aspect d'un velours blanc et peut recouvrir
toute la feuille. Ce signe est apparent à partir de l'été et jusqu'à la fin
de l'automne. De plus, il s'ensuit souvent une défoliation prématurée.
Il peut également arriver que la maladie endommage tellement certains petits
arbres que ceux-ci présentent une diminution du taux de croissance. |
|
Cycle biologique |
|
La maladie est surtout apparente en fin de
saison. La surface supérieure de la feuille, en particulier, est recouverte
d'une couche blanche de mycélium. Le développement du champignon est avantagé
lors de périodes sèches avec des journées chaudes et des nuits fraîches. À la
fin de l'été, les fructifications noires du champignon, se forment à la
surface de la couche de mycélium. Ces structures constituent le stade
hivernant du champignon et libéreront, au printemps, les spores, qui
transmettront la maladie de nouveau l'été suivant. Le vent et la pluie
disséminent ces conidies, qui sont à l'origine de nouvelles infections,
intensifiant ainsi la maladie. |
Dessiccation hivernale
Symptôme
Aiguille rougie
Coloration
|
Description |
|
Il s'agit ici d'une forme de sécheresse se
produisant durant les mois de mars ou avril, au moment où les jeunes résineux
sont soumis à des vents asséchants alors que leur cime et leur tronc sont
partiellement recouverts de neige. Les aiguilles situées sous la neige
ne perdent pas ou perdent peu d’eau par évaporation alors que celles qui sont
exposées en perdent une forte quantité qui n’est pas compensée par les
racines et la conduction parce que fonctionnant au ralenti. Les arbres
affectés présentent typiquement une cime verte dans la zone nivale et une
cime rouge dans la partie exposée.
Habituellement, les bourgeons ne sont pas tués par la dessiccation
hivernale, de sorte que le printemps venu, de nouvelles aiguilles vertes
sortent, masquant la partie rougie des cimes. |
|